La lettre n°11
 

3 / Quelle est la  place des femmes dans vos métiers et quelle dynamique pour valoriser ce capital féminin?

La récente étude sociodémographique de la Branche du numérique, de l’ingénierie, du conseil, des études et des métiers de l’événement (IDCC 1486) a montré que sur les 710 155 salariés que compte la Branche, 37% sont des femmes. La bonne nouvelle est que parmi ces femmes, 59% sont Ingénieurs et Cadres vs. 25% chez les hommes. Les femmes sont donc moins nombreuses, mais à des niveaux de poste satisfaisants.

Selon cette même étude, 6% des femmes de la Branche – vs. 5% des hommes – réalisent une part de leur activité en télétravail. Plus différentiant, 16% des femmes de la Branche – vs. 2% des hommes – travaillent à temps partiel.  Ces chiffres ne sont pas tout à fait étonnants, car les hommes et les femmes partagent de plus en plus les joies et les contraintes liées aux enfants, ce qui explique une quasi égalité en termes de télétravail. En revanche, le temps partiel est encore dans l’esprit de beaucoup une « affaire » de femmes. Les hommes et les entreprises ont fait beaucoup de progrès en termes d’évolution des mentalités. Il ne faut pas négliger le fait que le temps partiel peut aussi répondre à un choix des femmes de concilier plus harmonieusement vie personnelle et vie professionnelle à un moment donné.

 
 

La problématique sur laquelle nous concentrons nos efforts est d’attirer les femmes, et les jeunes filles en particulier, vers les secteurs du numérique, de l’ingénierie, du conseil et des études. Alors que le taux de réussite des jeunes filles au baccalauréat S est supérieur à celui des garçons (91% vs. 87%), peu d’entre elles – ou en tout cas, pas assez – se dirigent vers des études d’ingénieurs ou poursuivent des études scientifiques.

Les freins que nous avons identifiés :

• Les traditions culturelles et les stéréotypes dans les esprits à la fois masculins et féminins,

• Les barrières internes et les facteurs socio-psychologiques chez les femmes, tels que le manque d’assurance et de confiance en elles, et par là-même d’ambition assumée, le manque de goût pour la négociation (un poste, une augmentation…), la concurrence et le risque,

• Les obstacles extérieurs, tels qu’un environnement fortement masculin, et l’absence de rôle modèle même si les choses évoluent (Marissa Mayer chez Yahoo! peut être un exemple pour les jeunes femmes).

Comme vous le savez, j’ai créé Femmes du Numérique en 2011 et j’en suis encore de leur présenter des rôles modèles auxquelles elles peuvent s’identifier.

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