La lettre n°11
 

1 / Comment devient-on la première femme présidente de la Fédération Syntec ?

Je crois tout d’abord qu’il me faut préciser ce qu’est la Fédération Syntec. La Fédération Syntec, que j’ai l’honneur de présider depuis juillet 2014, regroupe les industries du Numérique, de l’Ingénierie, des Etudes et du Conseil, de l’Evènementiel… Elle représente 80 000 entreprises, 710.000 salariés et 120 Milliards d’euros de chiffre d’affaires. Ces quelques chiffres montrent à quel point nos activités se trouvent au cœur de l’économie.

J’ai débuté ma carrière en 1972 en qualité de Contrôleur de Gestion, avant d’occuper des fonctions de Directeur Financier, de Consultant Finance, puis de Consultant Indépendant. De 1989 à 2006, j’ai successivement occupé des postes de Directeur du Consulting, Directeur des Opérations, Président du Directoire et VP EMEA, au sein de différentes entreprises du secteur de l’économie numérique ayant connu des phases de rapprochements, de fusion et d’acquisitions.

Depuis janvier 2007, j’ai le plaisir d’être Présidente de Talentia Software, société spécialisée en logiciels de gestion d’entreprise. Soutenue par LBO Partners, Women Equity Partners et une partie des collaborateurs de l’entreprise, j’ai réalisé en octobre 2011 un LMBO qui a permis à l’entreprise de prendre son indépendance.

Elue « Femme Entrepreneure de l’année » par l’Usine Nouvelle en septembre 2012, j’ai reçu le prix CF news de la Meilleure Croissance Externe Small Cap en mai 2013, et le Franco-British SME/Entrepreneur Business Award en novembre 2013.
Parallèlement à mes engagements professionnels, je me suis toujours investie au sein de syndicats ou d’associations pour la défense de l’entrepreneuriat, des intérêts des professions du secteur au sein de l’économie, et de la position des femmes à tous les postes de hiérarchie.

 
 

J’ai ainsi porté l’AFDEL (Association Française des Editeurs de Logiciels) des fonts baptismaux jusqu’à juillet 2006 en en étant la Présidente, puis Administrateur jusqu’en avril 2009.
Depuis mai 2009, je suis élue Administrateur du Syntec Numérique, et de 2009 à 2010, j’ai été nommée par le Syntec Numérique pour le représenter, en tant qu’Administrateur du FAFIEC, organisme paritaire et collecteur agréé par l’état gérant en particulier le secteur de l’économie numérique.

Très attachée à attirer les jeunes vers les secteurs de l’Internet et des nouvelles technologies, qui se révèlent de formidables vecteurs d’intégration pour les jeunes (je pense par exemple à l’Ecole 42 de Xavier Niel qui offre un formidable tremplin à tout jeune doué avec les nouvelles technologies et la programmation « Born to code »), j’ai été nommée en 2011 Administrateur, puis depuis début 2013, Vice-Présidente de Pasc@line, association ayant pour objectif la coopération efficace des établissements d’enseignement supérieur et des professionnels des Entreprises Numériques.

J’ai aussi toujours aussi démontré un fort engagement en faveur de la position des Femmes à tous les postes de la hiérarchie. Administrateur de Cloudwatt, société d’infrastructure de Cloud Computing aux ambitions européennes, je suis par ailleurs, Présidente du Comité Mentorat de «Women Equity for Growth». Women Equity for Growth est une association à but non lucratif dont l’objectif est de contribuer à une meilleure représentation des femmes dans les équilibres économiques et sociaux en Europe, par la promotion de l’entrepreneuriat et de l’esprit d’entreprendre au féminin.

Je suis aussi Vice-Présidente de l’association «Women in Leadership» dont l’objectif principal est d’offrir aux femmes de haut niveau une plate-forme de réseau afin d’ouvrir leurs horizons, d’obtenir un soutien et d’identifier les opportunités et les idées qui ne sont pas disponibles dans leur environnement social et professionnel.
Et enfin en 2011, j’ai créé « Femmes du Numérique », une commission de Syntec Numérique, dont je suis Présidente d’honneur aujourd’hui. Femmes du Numérique a pour mission de promouvoir l’égalité entre femmes et hommes dans l’écosystème de l’industrie du numérique, de donner des outils aux PME adhérentes pour sa mise en œuvre et de mettre en valeur l’attractivité de la profession auprès des femmes.

Voilà, je crois que c’est mon engagement fort au sein de différentes associations, des réalisations que j’ai pu y accomplir, et le réseau que cet investissement personnel créé, qui ont contribué à mon élection à la tête de la Fédération Syntec. Il me semble en effet que les Femmes par manque de temps, car il est vrai que les femmes jouent encore un rôle prépondérant au sein de la cellule familiale, ne s’accordent pas le temps de se créer un réseau, alors que la démarche est souvent assez naturelle chez les hommes.

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